Crise de goutte : quels sont les aliments interdits ?

Si vous ressentez soudainement une vive douleur au niveau d’une articulation, vous souffrez peut-être d’une crise de goutte. L’alimentation est un facteur clé dans l’apparition de cette forme violente d’arthrite. Si vous souffrez de goutte, des aliments sont interdits, d’autres sont à privilégier.

Acide urique : l’alimentation en cause

Maladie inflammatoire chronique, de type rhumatisme, la goutte est causée par un excès d’acide urique dans le sang. L’acide urique est un déchet produit par le corps et évacué naturellement par le métabolisme. Un excédent d’acide urique avec un taux anormalement élevé – appelé hyperuricémie – provoque le dépôt de cet acide sous forme de microcristaux au niveau des articulations et des tissus. Ces amas se nomment des tophus.

Ce phénomène peut entraîner une réaction inflammatoire extrêmement douloureuse : c’est la goutte. Certaines zones sont plus touchées que d’autres : l’articulation du gros orteil, du poignet, de la cheville, du genou… La douleur est intense et brutale et l’articulation peut devenir rouge et enflée.

Comment expliquer la goutte et l’augmentation de l’acide urique ? L’alimentation est un facteur clé dans le déclenchement de la maladie. Un régime alimentaire riche en protéines animales (abats, viandes rouges, gibier, fruits de mer…) et la consommation d’alcool (surtout la bière) peuvent être responsables de l’apparition de la maladie. Autrefois, la goutte était d’ailleurs appelée « la maladie des riches » ou « maladie des rois », car les excès de table la favorisent. Le stress est aussi un facteur aggravant, tout comme certaines pathologies.

Crise de goutte : quelle alimentation ?

La goutte touche environ 2 % des adultes. Les hommes de plus de 30 ans sont davantage exposés, car ils ont naturellement un taux d’acide urique plus élevé dans le sang. Après la ménopause, les femmes peuvent également être concernées. L’hérédité et l’obésité sont des facteurs de risque. Il existe une explication dite « environnementale » de cette maladie, c’est-à-dire découlant de l’hygiène de vie, principalement l’hygiène alimentaire.

Les crises de goutte peuvent passer spontanément au bout de 1 à 2 semaines. Néanmoins, la goutte nécessite aussi une prise en charge globale. Comment soigner la goutte ? Le changement de régime alimentaire est au cœur du traitement de cette maladie, même s’il ne suffit pas à la traiter. Pour calmer ou espacer les crises de goutte, certains aliments doivent être proscrits et d’autres sont à privilégier.

Goutte : les aliments interdits

Que manger en cas de crise de goutte ? En cas de goutte, des aliments sont interdits. Éviter au maximum les aliments dits hyperuricémiants. La purine fortement présente dans ces aliments se transforme en acide urique dans l’organisme. Les produits gras et très riches sont en règle générale à limiter.

Certains produits sont déconseillés :

  • Les abats de viande (rognons, foie, boudin noir…)
  • Les viandes rouges (type gibier comme le chevreuil, le sanglier)
  • Les fruits de mer comme la crevette
  • Certains poissons gras tels les anchois, les sardines, les harengs
  • L’alcool, particulièrement la bière et les alcools forts
  • Les sodas

À l’inverse, les aliments pauvres en purine sont à privilégier :

  • Les œufs
  • Les légumes
  • Les pâtes
  • Le pain
  • Les céréales

Une hydratation intense et régulière aide aussi à diminuer le taux d’acide urique dans le sang.

Comment calmer une crise de goutte ?

Les crises surviennent plutôt la nuit et provoquent une sensation de froid, immédiatement suivie d’une violente sensation de compression. Douloureuse, la goutte est une forme d’arthrite particulièrement invalidante. Parallèlement au changement de l’hygiène alimentaire, un traitement médicamenteux peut être prescrit par votre médecin. En complément, certaines méthodes naturelles comme l’acupression peuvent aider à apaiser les douleurs en cas de crise.

Certains tapis d’acupression – comme le tapis Champ de Fleurs – peuvent soulager les douleurs inflammatoires articulaires. La stimulation des points d’acupression entraîne une libération de l’endorphine, hormone antidouleur naturelle.